J'exagère un peu, certes, nous en profitons beaucoup. Quelques photos :




Nous sommes pour une fois vraiment en vacances. Tous ensemble. Nous prenons le temps de prendre les choses comme elles viennent, enfin, disons plutôt que chacun fait ce qui lui plait : Maria veut tout faire en même temps, les filles veulent être tout le temps dans la piscine, et moi je veux tout le temps prendre mon temps. On s'amuse bien, on bricole, on jardine, on fait la sieste, on se promène, on se baigne, on discute...
Il y a une semaine, sur le chemin d'Hautpoul (fallait bien la placer celle la, le petit village médieval perdu dans la montagne, avec la petite route sinueuse qui vous retourne l'estomac), je me demandais ce que je faisais là, loin de mes nuances de gris et de mon périphérique (de chez nous avant, pour aller quelque part on commencait toujours par dire : alors tu prends le periph, puis tu prends la porte ...), je me disais donc, en pur parisien de 35 ans, c'est bien joli tout ça mais quand même, faudrait un jour revenir aux choses sérieuses, nous sommes un peu loin de tout, et cet espace... ce vide.
Et cet après midi, sur le chemin du lac de cavayère où nous allons depuis 3 jours et qui a fait oublier la mer aux filles, les choses ont pris un sens différent : nous étions si loin de tout cela ! Ouvrir les yeux, sourire toute la journée, respirer la lavande, le thym, la marjolaine dés que l'on marche un peu. Et les cigales.... Le vent nous apporte les parfums dans la maison et les rires des filles qui jouent avec le chat de la voisine.
Le périphérique et les nuances de gris je disais ? Un vrai couillon que j'étais, vivement que je prenne l'accent.

